Les médecines douces, attention à la fraude !

De plus en plus de Français se tournent vers des pratiques ou « médecines » dites « douces », « non conventionnelles », « alternatives » ou « complémentaires », telles que l’hypnose, l’acupuncture, la réflexologie ou encore l’aromathérapie pour soulager certains maux du quotidien. En 2018, la Direction générale de la concurrence et de répression des fraudes (DGCCRF) a réalisé une enquête qui révèle que 2/3 des professionnels contrôlés étaient en infraction. L’objectif de cette étude étaient de contrôler les pratiques commerciales et le respect des obligations de ces professionnels pratiquant des « médecines douces ». Ces contrôles ont été effectués de manière inopinée pour la plupart des professionnels.

 

Des chiffres qui parlent d’eux-mêmes

Sur les 675 professionnels contrôlés, 460 étaient en infractions, le plus souvent à cause de défauts d’information, mais aussi dans certains cas des pratiques commerciales trompeuses voire présentant des risques pour les patients. Sur ce total, la DGCCRF a transmis 15 signalements au Procureur de la République de cas potentiels d’exercice illégal de la médecine ou d’usurpation de titres.

 

La méconnaissance de la réglementation à l’origine de la majorité des infractions

La plupart de ces professionnels de « médecine douce » ont souhaités faire une reconversion professionnelle en suivant des formations de nature très variable allant du week-end (en présentiel ou à distance) à plusieurs années de scolarité.

Dans les manquements fréquemment constatés, la DGCCRF a relevé des professionnels qui utilisaient des termes comme « diplômé », « certifié », « agréé » sans posséder de diplôme d’Etat, de certification ni même d’agrément officiel. Des sites internet incomplets et la présence de clauses abusives et illicites dans les conditions générales de vente. L’affichage des prix sur le lieu d’exercice n’était pas fait alors que lorsque le montant est supérieur à 25€, il y a une obligation d’affichage.

 

Le patient doit bien se renseigner lorsqu’il souhaite se tourner vers des professionnels pratiquant de la « médecine douce », en veillant toujours à consulter un professionnel de santé ou faire un suivi de traitement conventionnel lorsqu’il est atteint d’une pathologie grave.

 

Source :

https://www.economie.gouv.fr/files/files/directions_services/dgccrf/documentation/Lettre_CetC/2019/m%C3%A9decines.pdf

https://www.economie.gouv.fr/dgccrf/medecines-douces-ou-alternatives-des-insuffisances-dans-le-respect-de-la-reglementation

Dr Elodie Duquenne